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Histoires - Temoignages |
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2008 REBA empoigne la vie à pleines mains
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En 2005 à Kolkata, Reba participe pour la première fois à la réunion du groupe de femmes dans son bidonville. Elle a 21 ans, vit avec ses parents âgés et son frère aîné. Son lieu de vie est une unique pièce qu’elle partage avec eux. Son père et son frère sont des travailleurs journaliers qui gagnent quelques francs par jour. Reba souffre de séquelles de poliomyélite depuis son enfance. L’appareil orthopédique que ses parents ont pu lui obtenir gratuitement traîne à la maison car il est devenu trop petit.
Reba rêve de retourner à l’école qu’elle a abandonnée par manque de revenus pour financer son transport et ses examens. Elle reste à la maison et aide sa mère dans les tâches ménagères, mais frustrations et colère la rendent agressive car elle ne voit aucune perspective d’amélioration de son avenir
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L’ONG qui collabore avec MIBLOU lui fournit l’adresse qui lui permettra de recevoir un nouvel appareil orthopédique, et lui indique où elle peut reprendre sa scolarité. Sa santé physique et morale s’améliorent, mais malheureusement, elle n’est pas admise à l’école à cause de son handicap. Un événement est venu troubler sa vie: son frère s’est marié et a quitté le domicile familial. Il n’y a donc plus qu’un salaire pour faire vivre le reste de la famille.
Enfin les choses avancent : Reba est acceptée dans une autre école. Comme elle n’y va pas tous les jours, elle a du temps libre qu’elle met à profit pour entamer une formation de tailleur. Elle la mène brillamment à son terme. MIBLOU lui offre une machine à coudre d’occasion avec laquelle elle peut travailler depuis chez elle.
Sa scolarité se passe également bien. Ses examens scolaires réussis, elle décide de continuer ses études, pleine d’ambitions. Le manque d’argent l’empêche d’acheter des livres. Elle s’adresse au groupe de femmes de son bidonville, dont elle est membre, et demande une petite aide financière qu’elle reçoit. MIBLOU lui offre la somme qui lui manque encore.
Elle ne peut pourtant pas continuer à quémander de l’argent. Alors, avec le soutien de ses parents, elle décide d’installer un étal au bord de la route. Dès l’aurore, avant les cours, elle vend du «petit-déjeuner indien».
A sa grande joie, son frère est revenu vivre au bidonville avec sa femme et leur fils. Le succès de son stand est tel que Reba peut l’agrandir. Son frère l’aide à le tenir, ce qui leur permet de vendre plus de nourriture et d’accroître leur revenu. Grâce à elle, son frère peut construire pour sa famille une pièce à vivre, attenante à celle des parents.
Reba continue à suivre ses cours au collège et s’est fixé l’objectif de devenir institutrice spécialisée. Elle a aussi été élue trésorière du groupe de femmes du bidonville.
À chaque rencontre, elle n’a pas assez de mots pour remercier MIBLOU et l’ONG qui l’ont soutenue.
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2006 Sudipta : travailleuse sociale volontaire dans un bidonville
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« Je m’appelle Sudipta. Je vis dans un des nombreux bidonvilles de Kolkata. Je collabore comme travailleuse sociale avec une grande ONG. J’ai été formée dans le domaine du planning familial, je recommande l’allaitement maternel, la vaccination et les soins d’hygiène. J’ai visité les foyers de mon bidonville les uns après les autres. Doucement, les habitants ont appris à me connaître, à écouter mes conseils, à les mettre en pratique. Ils réalisent que mes visites servent à quelque chose et portent leurs fruits.
La Spastic Society est venue me voir sur mon lieu de travail. Formation et conseils de leur part m’ont aidé à évaluer un enfant IMC. J’ai appris à m’occuper de ces enfants, à leur prodiguer des soins, à les alimenter de façon spécifique et bien d’autres choses encore. La Spastic Society est toujours là pour répondre à mes questions. Ses conseils m’ont récemment permis d’identifier un bébé de 9 mois souffrant de problèmes moteurs cérébraux. Avec la guidance de la Spastic Society, j’ai été capable d’expliquer à la famille comment soigner leur enfant. Je veillerais régulièrement sur son évolution. Je suis très inspirée par mon travail et le continuerais aussi longtemps que je le pourrais. »
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2006 Manisha, maman de Bhavani, fille IMC
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« Quand j’ai rencontré le personnel de la Spastic Society, j’ai senti que ma vie allait changer. J’avais couru d’hôpitaux en hôpitaux pour obtenir un diagnostic et un traitement pour ma fille Bhavani. Mais personne ne pouvait rien pour elle. Quand les travailleurs de l’ONG sont venus, j’ai su que mon enfant irait mieux, et j’ai décidé de faire tout ce que l’on me disait.
Bhavani, à cette époque, ne pouvait rien manger. Elle ne buvait que du lait. J’ai commencé à lui donner des biscuits ramollis dans son lait.
Maintenant, je suis à la lettre les instructions que les travailleurs me donnent pour la nourrir et la baigner. Je l’installe dans une bassine ce qui me permet de la laver plus facilement que parterre devant la pompe à eau; en plus, elle peut jouer ! Je la nourris maintenant avec du riz bien cuit.
D’avoir rencontré des gens de la Spastic Society m’a énormément aidé. Bhavani a tellement évolué. Aujourd’hui, j’ose sortir du bidonville avec ma fille pour aller voir mes parents dans un autre bidonville. Je suis prête à donner des conseils à d’autres familles qui ont un enfant comme Bhavani. »
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2006 Amaresh L’espoir retrouvé Un parmi tant d’autres
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Amaresh, que serais-tu devenu si ton chemin n’avait pas croisé celui de MIBLOU?
Tu croupirais sûrement à l’entrée de ta hutte au bord de la voie ferrée, à regarder passer la vie.
Ton regard d’enfant de 3 ans était sombre, profond et inquiet. Les responsables des ONG Muktadara et Mobility India ont compris que ton cas était bien plus sérieux qu’on ne l’imaginait. Les raideurs articulaires d’un de tes bras et de tes jambes étaient inquiétantes, elles portaient un nom bien compliqué, l’arthrogrypose. Tes parents cherchaient -ce qu’ils avaient pu faire de faux à ta naissance, et ignoraient qu’en mobilisant plus tes articulations, ils auraient pu éviter que l’atteinte ne soit si grave.
Il ne fallait plus regarder en arrière, mais t’ouvrir la porte de l’avenir, afin qu’un sourire éclaire ton visage.
Pour commencer à égayer tes journées, tu as été inscrit à l’école du village, où tous te regardaient du coin de l’œil, mais tu as vite su conquérir leurs cœurs. Pendant ce temps, tout s’organisait pour préparer l’opération chirurgicale qui te permettrait un jour de marcher.
Un chirurgien t’a opéré gracieusement, et MIBLOU a financé les frais annexes de l’opération, ainsi qu’un appareil post-chirurgical très impressionnant que tu as dû porter pendant de très longs mois. Mais, malgré ta douleur, une étincelle de joie brillait dans ton regard.
Il te faudra encore une année de physiothérapie, effectuée par ta maman, avant que marcher prenne un vrai sens pour toi.
Aujourd’hui tu as des appareils orthopédiques, tu as lâché tes béquilles et trouvé enfin l’équilibre nécessaire pour avancer en souriant sur le chemin de la vie…
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2003 RIA : Le Sourire Retrouvé
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Ria a 10 ans. Qui peut imaginer qu'il y a trois ans, en rentrant d'un pèlerinage au nord de l'Inde, sa vie a basculé à la suite d'un accident de la route aux conséquences graves : sa jambe droite a été entièrement amputée.
En Inde, les accidents de la route sont choses courantes : chaque jour une centaine de personnes en meurent et plus d'un millier en restent gravement handicapés
Le sourire de Ria qui gagnait le coeur de tous s'est éteint ce jour-là. Ses parents cherchèrent à la faire appareiller, mais le prix d'une prothèse était si élevé qu'ils ne purent que lui offrir une vie en fauteuil roulant…jusqu'au jour où ils entendirent parler de l'organisation Mobility-India. Ils s’y rendirent, et là, tout devint possible. MIBLOU contribua à rendre le sourire à Ria par le financement d’une prothèse pour sa jambe, qui contient même quelques pièces d'appareils usagés suisses ! Maintenant Ria remarche, est devenue coquette et est heureuse d'être comme les autres filles de son âge.
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2003 Wahid : le petit grimpeur
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Dans un des bidonvilles autour de Bangalore, Wahid, 3 ans, vit dans une minuscule cahute avec les 6 autres membres de sa famille. A l'âge de 9 mois, il attrapa la polio. Sa jambe gauche étant très faible, des contractures se développèrent. Wahid ne savait que ramper et cela le rendait malheureux et très grincheux.
Les physiothérapeutes enseignèrent quelques exercices à sa maman afin de relaxer les muscles de sa jambe, puis un appareil orthopédique fut confectionné. Depuis, Wahid marche, court et joue au ballon avec ses petits camarades. Mais son activité préférée est de grimper sur un muret devant chez lui!
C'est une grande chance pour lui d'avoir reçu des soins dès son plus jeune âge, car cela lui permettra de grandir sans avoir trop de problèmes de santé et surtout d'être normalement scolarisé dès l'an prochain.
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2001 Sashiq
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Ce garçon de 11 ans s’appelle SASHIQ et a contracté la polio à l’âge de 12 mois. Il vit dans une petite case du bidonville avec ses parents et trois frères et sœur. Tout jeune il reçut un appareil très lourd, que ses parents mirent de côté car il était plus handicapant qu’utile ! Le temps passant, les contractures s’aggravent et ses déplacements deviennent difficiles malgré l’aide d’un bâton.
Finalement, ses parents ont accepté l’essai d’un nouvel appareil léger, et maintenant, Sashiq est devenu un exemple pour les autres parents d’enfants polio du bidonville, qui comprennent enfin la nécessité d’agir rapidement.
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2000 Shakuntala
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Shakuntala est une adorable fillette qui fait partie des 3,2 millions d’enfants indiens nécessitant un appareil orthopédique.
Elle était encore bébé quand la poliomyélite la terrassa. Ses parents, pauvres, espéraient toujours qu’un jour elle guérirait... Malheureusement, au fil des années, les muscles de Shakuntala se contractèrent et l’espoir de la voir marcher disparut.
Pour des parents indiens, avoir une fille est une telle charge que depuis sa naissance on pense déjà à son avenir : à qui pourra-t-on la marier avec ce terrible handicap ?
Que va devenir Shakuntala ?
Pour lui donner une chance dans la vie, MIBLOU lui a offert son premier appareil orthopédique et la voici maintenant debout, belle et heureuse. Les portes de l’école lui sont ouvertes, ainsi elle pourra rattraper toutes ces années perdues.
L’organisation Mobility-India avec laquelle MIBLOU collabore étroitement, va assurer son suivi médical, ainsi que l’entretien régulier de son appareil orthopédique. Ils veilleront aussi à son avenir en l’aidant à choisir un métier adapté à son handicap.
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